• Les études menées sur le  lien entre cruauté

    à l'égard des animaux et violence familiale

    montrent que les mauvais traitements vis-à-vis

    des animaux sont très répondus dans les familles

    sujettes à la violence conjugale. L'examen de  la

    façon dont ces enfants vivent leur exposition à

    ces actes de cruauté et sont impliqués dans ces

    incidents violents à l'endroit des animaux peut

    aider à nous  faire mieux comprendre les racines

    communes aux violences commises sur  les

    humains et sur les animaux non humains.

     

     

    Les enfants qui sont exposés  aux mauvais

    traitements infligés à des  animaux ont plus

    de chance de faire preuve de cruauté à leur

    égard et de violence envers des personnes

    à l'âge adulte.

     

     

    Shelby Elaine McDonald

    Professeur USA

     

     

     

    Pour les  manchots,  les sites d'accouplement

    ne sont pas interchangeables.

    Cette fidélité  est apparue dans toute sa force vers

    la fin  des années 1980, lorque le  propriétaire

    d'une maison située sur  la baie  a fait construire

    une digue au bout de son jardin. A leur retour, les

    manchots pygmées qui nichaient sous sa maison

    ont constaté que l'accès  à  leurs terriers leur était

    bloqué. Ils n'ont pas renoncé pour autant ! Même

    si un terrier n'a pas encore été utilisé une année,

    un manchot pygmée sait où il s'est accouplé la

    dernière fois  et,  dans la plupart des cas, il tente

    d'y revenir. Une fois la digue bâtie, les habitants

    de l'endroit ont raconté que les manchots se

    sont posés plus loin sur le rivage,  ont trouvé une

    petite plage, ont gravi une volée de marches -  ce

    qui n'est pas une  mince affaire pour eux - pour

    gagner la rue,  puis  ont redescendu des marches

    afin d'arriver sous la maison dont ils avaient été

    évincés si inélégamment.

     

    Thom van Dooren

    Maître de conférences Australie


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  •  

    Après le visionnage, il reste à méditer sur sa propre vie.


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  • Le sommeil est un état naturel, spontané qui fait parti

    de nos fonctions biologiques, donc il est obligatoire.

     

    Tous les animaux dorment.

    Chaque espèce présente des stratégies, des modes de sommeil

    qui leur sont propres. Les différences sont bien plus liés à leurs

    conditions de vie qu'à leur espèce.

     

    Par exemple les éléphants ne dorment que 2 heures par jour.

     

    Le sommeil joue beaucoup dans l'intégration de l'information,

    dans la faculté de compréhension.

    La mémoire de l'éléphant et pourtant il ne dort que 2h/jr.

     

    Les dauphins ne dorment que d'un seul œil.

     

    Un cerveau c'est deux hémisphères.

    Les dauphins dorment une fois d'un hémisphère, la fois suivante

    du second. Ils alternent. Du coup ils dorment avec un oeil fermé

    et un ouvert. Ce sont des mammifères donc ils ne savent que

    respirer l'oxygène de l'air. Ils doivent nager, remonter à la surface

    très régulièrement. Ils leur seraient donc impossible de se poser

    au fond de l'eau pour dormir 3 heures.

    De plus ils doivent lutter contre les courants, repérer les

    prédateurs potentiels, donc ils doivent demeurer 24H/24

    réveiller. Voilà pourquoi ils ont un cerveau qui sait se diviser.

     

    Un cerveau qui dort est un cerveau qui réduit son activité.

     

    Les fourmis, les abeilles, oui elles aussi dorment.

    Tout le monde dort.

     

    Les koalas dorment 22 heures par jour.

    Les chats dorment 16 heures par jour.

    Un bébé humain a besoin aussi de 16 heures de sommeil

    par jour.

    Un chien dort 12 - 13 heures par jour.

     

    Ce sont des adaptations qui proviennent des modes de vie ancestrales.

    Le chat descendent des chats sauvages qui étaient des

    prédateurs. Les prédateurs n'ont pas besoin d'être éveillés

    tout le temps. Ils ont besoin d'être éveillés pour la chasse.

    Ensuite ils se reposent.

     

    Le cheval et la girafe dorment debout.

    Un cheval  dort 2 voir 3 ou 4 heures pas plus.

    Idem pour la  girafe.

    Ils peuvent se coucher mais  ils  peuvent dormir debout

    c'est-à-dire qu'ils  savent atteindre ce que l'on  nomme

    le sommeil paradoxal, en demeurant debout.

    Les ongulés ont la capacité de bloquer la rotule de leur genoux

    pour ne pas tomber durant leur sommeil. Ils deviennent pareil à

    des tabourets avec leur 4 pieds bien stables et fixes.

    Ils n'ont plus d'effort à  faire pour demeurer figées sur place.

     

    Dormir ne veut pas dire s'allonger et rêver.

    Dormir c'est permettre au cerveau d'atteindre l'état d'inactivité

    nécessaire pour se régénérer.

    On peut avoir  des phases très très rapide de sommeil,

    style 1 à 2 minutes.

    ça c'est un sommeil.


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  • Un petit mammifère abandonné cesse d'explorer,

    il augmente ses activités orientées sur son propre

    corps, dès qu'il est privé de la présence sécurisante

    d'une figure familière. Désormais, il réagira à la

    moindre émotion par une auto-agression. Cet être

    vivant totalement  sain va tomber malade  de la

    privation d'altérité.

     

    Ces observations, mille fois constatées, éclairent un

    problème philosophique : quand on a besoin d'un autre

    pour devenir soi-même, on peut tomber malade de la

    privation de cet autre.

    La neuro-imagerie animale et humaine photographie

    les altérations cérébrales provoquées par une telle

    privation affective. Le lobe préfrontal peu stimulé

    diminue son arborisation synaptique  qui paraît ainsi

    atrophiée. Tandis que les cellules du système limbique

    de la mémoire et des émotions sont éclatées à cause de

    l'excès de cortisol que  le petit sécrète en abondance

    puisque, insécurisé par  son isolement, toute information

    devient pour lui une agression.

     

     

    La période sensible du poussin ne dure que quelques

    heures, à cause de son développement extrêmement

    rapide.

     

    Chez le chien, ce moment où il peut s'attacher à toute

    figure qui l'entoure et le sécurise dure plusieurs semaines.

    Le chiot peut ainsi prendre la double empreinte, celle de son

    espèce avec sa mère et celle des humains qui l'adoptent.

    Mais lorsqu'il est isolé, souvent pur des raisons commerciales,

    au cours des premières semaines, son développement altéré

    provoque des troubles de la socialisation avec la famille

    humaine qui l'adopte.

     

    Chez les primates non humains, la période sensible dure

    plusieurs mois, ce qui, en  cas de malheur, rend les troubles

    résiliables, à condition de proposer au petit une niche

    affective de substitution.

     

    Nous, êtres humains, pouvons souffrir deux fois : une

    première fois dans le réel quand nous sommes abandonnés

    et que notre niche affective s'appauvrit au point de ne plus

    stimuler notre cerveau, comme chez les animaux ; Et une

    deuxième fois, dans notre monde de représentations verbales,

    quand nous faisons le récit de ce qui nous est arrivé et que nous

    nous demandons quel crime nous avons dû commettre pour

    être ainsi puni. La parole qui crée le monde humain de

    l'artifice n'est pas toujours une bonne affaire, elle peut

    nous faire souffrir une deuxième fois, autant qu'elle peut

    nous réparer.

     

     

    Boris Cyrulnik

    neurologue, psychiatre & éthologue.


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