• 92 - Epilogue

    Dimanche 21 Août 2016

    12h14.

     

     

    - Allo.

    - Bonjour ma femme.

    - Cole ! Waouh !!! Un miracle ! Eh eh eh, tu sais que ton numéro apparaît sur mon téléphone.

    - Je n'en espérai pas moins. Est-ce que tu peux aller dans mon bureau s'il te plait, enfin si tu es bien à l'appartement.

    - Oui, oui, je suis sur le canapé à lire, j'y vais. Tu es où, toi ?

    - A Beaufort, sur la passerelle du Doron. Dans le second tiroir, tu dois pouvoir trouver une double page agrafée. Elle est écrite en russe. En haut à gauche il y a l'adresse de l'ambassade de Russie à Paris.

    - L'ambassade de Russie. Tu es en lien avec l'ambassade pour l'orphelinat ?

    - Non.

    - Je l'ai.

    - Tu la descendras avec toi au hameau, s'il te plait.

    - C'est pour ton permis de séjour ? Il arrive à son terme ! Ne me dis pas que tu vas être interdit de France.

    - Tu es vraiment sidérante, Cosette. Désespérante. Affligeante. Je ne vais pas m'ennuyer avec toi sur les quarante années à venir, aucun doute. Qu'est-ce que tu m'as demandée dans ta lettre Mickaelle?

    - Épouse moi... Tu le veux ! Attends, attends je m'assois... Tu le veux ?

    - Un mari dit toujours oui à sa femme. Je serais à Beaufort mardi. Tu peux charger ton sac à dos je te le porterai. Envois moi un sms quand tu sauras l'adresse exacte où ton chauffeur te déposera.

    - Je peux te rappeler ce soir quand je serai dans ton lit.

    - Non.

    - Il n'y a pas un adage russe qui affirme qu'un mari dit toujours oui à sa femme.

    - Il n'y a pas de réseau au hameau Lyubov. Je peux savoir pourquoi tu dors dans mon lit quand je ne suis pas là ? Porter mon parfum ne te suffit pas ?

    - Ce n'est plus ton lit, c'est le lit conjugale. Cole tu m'interdisais ton numéro de téléphone comme ton adresse mail parce que je ne te demandais pas en mariage ?

    - C'est bien tu es vive, Lyubov, tu comprends vite.

    - Mais si c'était si important pour toi, pourquoi ne m'as-tu pas fait ta demande ? Ce sont les hommes qui ordinairement font les demandes en mariage, pas les femmes.

    - Et tu m'aurais répondu oui.

    - Non non non non, j'aurai hurlé un énorme oui et sautant au ciel. Attend, c'est mieux que de gagner double milliards au loto.

    - Pourquoi ?

    - Idiot. Parce que devenir ta femme c'est toucher le graal, mieux c'est en devenir détenteur.

    - Et nous y revoilà. Il n'y a ni nous ni moi. Avoir soif pour connaitre la valeur de l'eau, cela te dit quelque chose.

    - Je te promets de ne plus boire qu'à ta source.

    - Cette conversation devient trop érotique, je raccroche. A mardi.

     

     

    « 91D'un roman à l'autre. »

  • Commentaires

    1
    Jean-marc
    Mercredi 30 Novembre 2016 à 18:07

     hi hi, ça s'appelle un "happy end" mais avec Cole ça pouvait pas être conventionnel. Il vont me manquer ces deux zouaves

    2
    Mercredi 30 Novembre 2016 à 20:15

    On leur fera coucou dans le prochain roman.

    Que veux tu même les bonnes choses ont une fin.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :