• Frantisek Baluska, de l'Institut de  botanique cellulaire

    et moléculaire de l'université de Bonn, pense, en accord

    avec d'autres de ses collègues, que les pointes des racines

    sont équipées de dispositifs similaires à un cerveau.

    Elles présentent en effet, outre un système  de transmission

    des signaux, des structures et des molécules que l'on

    observe également chez les  animaux. La racine qui

    progresse dans le sol  est à même de capter des stimuli.

    Les chercheurs ont détecté des signaux électriques

    qui,  après avoir été traités dans une zone de transition,

    induisent des modifications du comportement.  Quand

    les racines rencontrent des substances  toxiques, des pierres

    infranchissables ou des milieux trop  humides, elles

    analysent la situation puis transmettent les changements

    nécessaires aux zones  qui assurent la croissance.

    Celles-ci changent alors de direction et contournent

    l'obstacle. En  déduire que les racines sont le siège

    d'une intelligence, d'une aptitude à se souvenir

    et à ressentir des émotion  est vivement critiqué

    par une majorité d'universitaires. Ils contestent

    le rapprochement avec des situations similaires chez

    les animaux, notamment parce qu'il tend à effacer

    la frontière entre monde végétal et monde animal.

    Et alors ? Serait-ce si terrible ?  La division entre végétal

    et animal est un choix arbitraire essentiellement basé

    sur le mode de nutrition  : l'un pratique la photosynthèse,

    l'autre ingère des organismes vivants. La seule véritable

    différence concerne le temps nécessaire au traitement

    des informations puis à leur transformation en actions.

    Mais les organismes lents sont-ils nécessairement

    inférieurs aux organismes rapides?

     

    Page 129

    Peter Wohlleben

    La vie secrète des arbres.

     


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  • 15 - Mes lectures.

     

    Je n'avais plus rien à lire.

    Le week-end puis ma semaine de vacances s’annonçant,

    je suis allée acheter un livre.

    (ok 2)

     

    Il faisait très chaud,

    Anton & Mégara étaient dans la voiture,

    alors je peux vous dire

    que l'achat s'est fait au pas de course.

     

    Pourquoi l'ai-je sortir du rayonnage ?

    Car j'ai lu AUSTRALIE.

    Cela change.

    Adjugé vendu, ou plus exactement adjugé acheté.

     

    Et bien je vais vous dire : Merci la vie.

    Ce livre est un bijou.

    Oui

    ce livre est un ravissement.

    Ravissement car il y a des kangourous.

    Qui a dans sa bibliothèque un roman

    ayant pour second rôle un kangourou ?

    Pas moi avant.

     

    Ici, en France on a des associations qui aident les chatons, les chiots,

    mais des joeys ( bébé kangourou) on n'en a pas ?

    Et bien  ce roman nous ouvre  les portes d'une bénévole qui 

    donne des biberons à des joeys.

     

     

    En France de façon récurrente les médias évoquent

    la question du loup.

    Les éleveurs veulent les voir morts,

    les association style FERUS veulent les voir vivre.

     

    En Australie leurs "loups" sont les kangouroux.

     

    Certes ce livre est un roman

    mais il aborde avec un très grand sérieux le problème

    de cohabitation, de surpopulation.

     

    Moi qui suis une intello pur dur

    qui passe mon temps à réfléchir sur tout,

    j'avoue que des tirades m'ont relancé sur le problème.

     

    Si ce roman n'avait eu que ces deux sujets,

    je lui aurai déjà collé un 18/20

    Mais

    oui mais

    il est encore plus riche que cela.

     

    L'Australie est identique aux USA.

    Des européens ont décrété " cette terre est à nous"

    et allons y gaiement pour une bonne mise à mort des indigènes.

     

    Combien de romans américains évoquent les pauvres indiens spoliés ?

    Dans les romans américains

    il n'y a plus d'animaux, plus d'indiens,

    il y a juste les bons blancs qui vivent au 20ème étage

    et maitrisent la super technologie made in USA.

     

    Et bien là, dans ce livre

    des australiens accordent de la valeur

    aux indigènes.

     

    Alors oui je le dis :

    ce roman pour moi est une petite merveille.

     

    Je ne connaissais pas Karen Viggers.

    En troisième page de couverture j'ai vu

    qu'elle avait écrit deux autres romans.

    Et bien je peux vous affirmer qu'un jour je les aurai.

     

     

    Karen Viggers en plus d'être écrivain

    est vétérinaire.

    Cela me fait espérer retrouver des animaux dans ses autres romans.

     

     

     


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  • 14 - Mes lectures.

     

    Je ne me suis jamais véritablement intéressée aux sectes.

    Pour moi une secte c'est juste une religion non reconnue par l'état.

     

    Ces trois soeurs racontent leur enfance désastreuse.

     

    Le mot "injuste" revient souvent.

    Ce fut assurément le mot qui a le plus résumé mon enfance aussi,

    alors je les comprends très bien.

    C'est même beau de constater que la volonté de justice est comme inné.

     

    Instinctivement on rejette le mode d'éducation au sein de cette secte.

    Mais après, le livre refermé

    il faut se demander "Et nous ?"

     

    Oui c'est facile de voir ce qui ne va pas chez les autres

    puisque c'est ce qui différencie chez eux de chez nous,

    mais il faut se poser les mêmes questions que ces 3 sœurs

    à savoir :

    - En quoi c'est juste ?

    - Pourquoi doit-on obéir à la volonté de l'autre ?

    - Cette volonté est bonne pour qui ?

     

    On est comme elles, tous exactement comme elles.

    On a été éduqué avec l'idée du mal et du bien.

     

    Mettre les doigts dans la purée c'est mal.

    Il y a pourtant des peuples dits civilisés qui mangent avec les doigts.

    Donc chez eux c'est bien.

     

    Manger des animaux c'est bien.

    A l'école on apprend les USA et la CEE

    comme si l'Asie  n'existait pas.

    Alors le végétarisme si pratiqué, si ancien

    est gommé de la surface du monde.

    Pour eux manger des animaux c'est mal.

     

    Il y aurait bien d'autres exemples à prendre.

     

    Naître dans une secte c'est vivre en vase de verre clos.

    Autour il y a le système des gens à sauver car parasités par le démon.

     

    Vivre hors d'une secte c'est vivre en vase opaque clos

    puisque c'est

    sans avoir conscience que notre éducation

    nous rend aveugle et sourd.

     

    N'est-ce pas pire ?

    Parce que eux savent qu'il y a un autre monde

    alors que pour nous il n'y en a pas.

     

    Autre point commun à tous les enfants du monde :

    le lien aux parents.

     

    Dire "je t'aime papa, mais tu as tord"

    "je t'aime maman, mais tu ais mauvaise pour moi"

    c'est le prix de la liberté

    mais c'est tellement ressenti comme une amputation

    que c'est le pas le plus difficile à faire.

     

    Ces trois femmes l'ont faite :

    Admiration.

     

    Lire ce livre est une bonne chose à double titre.

    1) L'acheter aide l'association qu'elles ont créé en Angleterre

    pour aider les enfants à sortir des sectes.

    2) C'est une base pour démarrer une recherche d’endoctrinement personnel. Il n'est jamais tord tard pour s'ouvrir à la liberté.


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