• A - C'est complétement pas juste.

    M - Quoi donc Anastasia ?

    A - Ben que tu sois pas allée en prison. C'est complétement pas juste.

    M - Navrée de ne pas être la mère de tes rêves.

    A - Non mais mets-toi à ma place, que vont dire mes copines ? Déjà c'est délire d'être ta fille mais ben au moins si tu avais été en prison ça irait. Mais là ça craint.

    M - Beaucoup moins que ton langage. Tu ne t'améliores pas en vieillissant.

    A -Ouais c'est ça mon langage, et c'est parce qu'il parlait mal mon frère que tu l'as tué.

    M - Ana , s'il te plait.

    A - Et lui il te plaisait pas. Il avait quoi mon frère pour que tu l'ais tué ? Il a fait pipi au lit. Oh non attend, il pleurait alors tu lui as explosé la tête pour le faire se taire.

    M - D'abord, ok. Tu veux en parler. On va en parler. Mais déjà et avant tout, qui t'a raconté que j'avais tué mon fils ? Ta Tante ?

    A - Non c'est pas Claudine c'est Céline. Tu parles d'un week-end de merde. Tout le monde te déteste ici. Je vais jamais pouvoir me trouver un copain moi ici. Super je suis la fille de la tueuse, ça va être du délire sur ma page facebook. Ça t'a pas suffit de tuer mon frère, maintenant c'est ma vie que tu vas foudre en l'air.

    M - Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop là.

    A - Mais tu ne penses qu'à toi, Tata a bien raison, tu es nuisible. Merde mais tu es dingue. Je vais le dire au juge. Je ne veux plus jamais aller à Saint-Méen. Tu n'auras pas ma garde. Et papa le sais que tu as tué mon frère  ?

    M - Anastasia, nous sommes en voiture, ce n'est ni l'heure ni le lieu pour parler de çà. Et puis là tu mélanges tout.

    A - Parce qu'il y a une heure et un lieu pour tuer son fils.

    M - Arrêtes, tu parles de choses que tu ne connais pas.

    A - Non j'arrêterai pas. Tu es folle dangereuse, tu n'es pas une mère, tu es un monstre, je te hais, je te hais, je te hais. Plus jamais je ne viendrai te voir, tu pourras me supplier à genoux, jamais plus je ne te regarderai et si tu viens chez moi un jour, je te cracherai dessus. Toute ma vie, j'ai rêvé d'avoir un grand frère et tu me l'as tué, tu me l'as tué. Je te hais. Je ne veux même pas savoir comment tu l'as tué, tu es une tueuse, je ne te pardonnerai jamais. Jamais. Je vais allée chez les flics parce que c'est pas juste qu'il soit mort et que toi tu sois même pas allée en prison.

     

     

    A - Ah tu dis plus rien là, parce que tu sais que j'ai raison. Tu vaux rien. Il y a que les monstres qui savent tuer leurs enfants, et encore les monstres malades mentaux. Mémé a bien eu raison de te mettre à la porte de chez elle. Tu es le déshonneur de la famille.

    M - C'est bien tu as bien appris ta leçon, tu connais par cœur les belles expressions de ta tante.

    A- Tu as tué mon frère, t'es qu'une merde, une ordure. Plus jamais tu ne pourras être ma mère, tu as tué mon frère, je te hais pour la vie. Je vais le dire au juge. Je ne suis plus ta fille.

     

     

    A - Pourquoi tu t'es arrêté?

    M - Tu descends de ma voiture.

    A - Mais on est où là !

    M - Toi qui es tellement plus intelligente que moi, regarde devant toi. Plouguernevel. Descends de ma voiture.

    A - Mais tu es malade.

    M - Tu descends de ma voiture, s'il te plait Anastasia. Je ne suis plus ta mère, tu n'es plus ma fille, donc tu descends de ma voiture. Maintenant.

    A - Mais putain tu es givrée comme bonne femme. Merde mais merde. Mais tu ne vas pas me laisser là.

     

     

    A - T'es complétement givrée, t'es qu'une malade. Je vais te dénoncer aux flics. T'ira en taule.

     

     

    A - Papa a bien raison d'avoir une maitresse. Je te déteste.

    M - Moi aussi je me déteste mais cela ne justifie pas les insultes.

    A - Ah ouais et tu veux que je te dise quoi "maman chérie". T'es pas une mère, t'es une meurtrière, t'es même pire que les terroristes parce que eux ils tuent des inconnus, ils tuent pas leur enfants. Et ils abandonnement pas leur fille au milieu de nul part.

     

     

    A - Merde mais c'est mon sac. Putain mais t'es dingue. Alors c'est ça après avoir tuer ton fils, tu abandonnes ta fille.

    M - Avec un téléphone portable, en plein bourg, en plein jour et à trente minutes de chez son papa chéri. Juste une dernière chose avant que nous ne nous parlions plus jamais, sur ta volonté : je n'ai jamais tué mon fils, et c'est toi qui as abandonnée ta mère.

     


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  • J'ai envie de pleurer. A quel age cesse-t-on de pleurer ?

    Quelle est la source de mes larmes ? Le constat que je suis maudite ou la constatation de mon éternelle sottise ?

    Pourquoi j'aime autant Solène ? Pourquoi depuis toujours fait-elle la pluie et le beau temps dans mes yeux et mon cœur ? Pourquoi est-elle si importante pour moi ?

    Depuis le premier jour je ne suis qu'un chien galeux qui lui colle aux basques et à qui elle donne un coup de pied dès que l'espace qui nous sépare est suffisamment réduit pour que sa galoche atteigne ma caboche.

    Je suis vraiment un chien. Abandonnée sur des années et folle de joie de la revoir pourtant elle ne m'offre encore que des coups. Je pourrai la déchiqueter, l'anéantir mais non, les larmes me montent.

    Pourquoi je ne me défends même pas ? Je baisse les yeux et j'ai mal.

     

    Mais pourquoi n'ai-je aucune force face à elle ? Pourquoi a-t-elle autant de valeur pour moi ?

     

    Enfant Solène pouvait représenter un espoir d'amitié mais aujourd'hui il ne devrait rester en moi ni espoir ni espérance.

     

    Que l'on veuille plaire absolument à sa mère, à sa fille, c'est normal, il y a le lien de chair, mais une gamine rencontrée à l'école, pourquoi ? Je suis dépendante de Solène, ce n'est pas nouveau, je l'ai toujours su tout en en ignorant la cause. C'est un fait, cette gamine fait la pluie et le beau temps en moi. Je n'ai jamais été autre chose qu'une suiveuse, rien qu'une suiveuse. Et elle en a toujours profité.

    Je l'ai toujours admirée. Elle a du toujours me mépriser.

     

    Les années ont passé et pourtant en une fraction de seconde nous avons repris nos rôles.

    - fou le camp bâtarde.

    - Où tu iras, j'irai.

    100% pathétique.

     

    Mais comment peut-elle se permettre autant d'arrogance?

     

    " Je ne te pensais pas aussi lâche

    même si j'ai toujours su que le courage n'était pas ton point fort,

    mais faible à ce point, je ne l'imaginai pas."

     

    Pourquoi la colère ne monte pas en moi ? Je pourrai lui démolir la vie. Non j'ai la gorge nouée. Que faut-il qu'elle me fasse pour qu'une rébellion naisse en moi ? Et elle, comment ose-t-elle me traiter ainsi ?Elle me dot tellement.

     

    Elle a raison. Que suis-je venue faire ici ? J'ai fuit une vie d'automate pour endosser une vie de souffrance.

     

    Comment vais-je réagir quand je le verrai ? Ce jour finira bien par arriver, sauf si bien sûr , il n'est plus dans la région. Où est-il ? Solène ne me le dira pas. Andrée. Andrée saura me le dire. Marie Nelly aussi.Ai-je vraiment envie de me retrouver face à lui ? 

     

    Pourquoi suis-je ici ?

     


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  • Comment peut-elle me faire ça ?

    Elle n'a aucune valeur morale, aucune conscience. Elle est toujours aussi incapable de tenir compte de l'existence des autres.

     

    Comment peut-elle me faire ça ?

    Comment a-t-elle osé revenir ?

    Elle piétinerait père et mère sans y voir de mal.

    Quelle abominable mère elle a du être. Ses pauvres enfants ! Son pauvre mari !

     

    Mais qu'espère-t-elle en revenant ici ? On la hait tous.

    Qu'est-ce qu'elle croit ? Que les gens ont oublié. Pauvre sotte ! Les gens sont tous des parents. Personne n'oublie le nom d'une fille qui tue son bébé pour s'en débarrasser.

     

    Pauvre Claudine ! Que de larmes doit-elle verser en ce moment. Elle a passé sa vie à se battre. Quand est-ce que la vie la laissera en paix ? Une sœur qui tue son nourrisson, une boulangerie au bord de la faillite, un fils qui n'est plus le même depuis son accident, fils qu'elle aura toute sa vie sur les bras. Ce n'est plus qu'un légume Benjamin, jamais il ne trouvera de travail. Une mère qui meurt de maladie. Et maintenant ça : le retour de Maxime. Claudine est maudite.

     

    Mais où a la tête Max ? Comment peut-il ouvrir sa porte à Maxime. La mort de Claude n'excuse pas tout.

     

    Maman devrait aller lui parler. Ils étaient sur les mêmes bancs d'école. Si il n'y avait pas eu Elie Brahic, elle aurait pu épouser Max Léonard. D'ailleurs il y a des années qu'elle est seule, elle devrait songer à refaire sa vie. Il est tant qu'une femme reprenne Max en main. Claudine, quoiqu'elle dise, n'a pas la force de sa mère. Claude savait diriger une entreprise, une maison, une famille, son homme. Et puis Claudine a bien assez à faire avec Émile qui ne songe qu'à blaguer et Benjamin à peine plus intelligent qu'un débile mental.

    Maman saurait y faire avec Max.

    Charlotte est bien l'amie de la serveuse noire qu'il a embauché. Comment s'appelle-t-elle déjà ? Aurélia ? Aurora ? Octavia ? Qu'importe. Détail sans valeur.

     

    Il faut que je parle à Claudine, comme moi elle ne peut souhaiter que le départ définitif de Maxime. Nous ne pouvons que nous entendre.

     

    Maman va encore me dire qu'elle est très bien toute seule. Que de folie. Annick vient de mourir. Elle n'avait pas même quatre vingt ans. Elle avait refait sa vie avec Marcel. Voilà une femme très bien. Maman doit se rapprocher de Max. Si il reste seul, Maxime ne repartira pas. Et ce n'est pas avec ce bon à rien de Georgic qui a une tête d'alcoolique que Max va remettre les pieds sur Terre.

     

    Il faut que je parle à Claudine, elle saura me comprendre.

    Si Maxime croit qu'elle peut réapparaitre au bout de vingt cinq ans et me faire perdre tout ce que j'ai bâti, elle se trompe, elle fait une grave erreur.

     

    Pauvre sotte ! Si elle croit qu'elle peut s'attaquer à moi comme ça.

     

    Comment peut-elle me faire ça ?


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  • S - Alors c'est donc vrai, tu es de retour à la boulangerie.

    M - Comme tu le vois. Bonjour Solène. Cela me fait plaisir de te revoir.

    S - Est-ce vrai ce que l'on dit, que tu as abandonné tes enfants  ?

    M - Claudine est comme maman, la vérité l'inspire bien moins que les mensonges. Rien ne vaut de bons ragots pour appâter le client.

    S - Je ne te pensais pas aussi lâche même si j'ai toujours su que le courage n'était pas ton point fort, mais faible à ce point, je ne l'imaginai pas.

    M - Je ne vois pas à quoi  tu fais allusion. Claudine ne m'offre pas la liste de toutes les horreurs qu'elle me colle sur le dos.

    S - Ton retour n'est pas né d'une grande intelligence. Je compte sur tes faiblesses et lâcheté pour repartir avant d'avoir entrepris quoique ce soit.

    M - C'est fou comme tu me traites en pire ennemis alors que je ne suis coupable que de t'avoir sortie de tes mensonges avec gloire. Tiens, non je suis coupable d'autre chose : de t'avoir toujours prise en modèle.

    S -  Dois-je comprendre que tu es revenue pour me faire du chantage ?

    M - Aurais-tu peur d'une femme que tu décris comme faible et lâche, toi la femme si forte et parfaite ?

    S - Non tu ne me fais pas peur. Tu as perdu toute crédibilité ici. Je ne sais pas pourquoi tu as quitté ton mari, mais je peux juste de dire qu'ici tu seras encore plus malheureuse qu'avec lui.

    M - Je n'étais pas malheureuse.

    S - Alors tu es encore plus sotte que je ne l'imaginai.

    M - Il ne reste donc rien en toi de notre amitié. Alors puisque tu as gommé le passé, parlons d'avenir. J'ai entendu dire que tu étais grand-mère. Ta fille a eu un petit garçon, c'est bien ça ? Tu dois être heureuse. Et Titouan, il vit en couple ? Il a des enfants ? Cela lui fait quoi maintenant ? 24, 25 ans ? C'est abominable à quelle vitesse les années passent.

    S - Écoute moi Maxime, si un jour j'entends dire que tu t'es approchée de mon fils, je te jure que dans l'heure tu es morte.

    M - Quelle chance tu as d'être bouchère. Tu n'auras aucun mal à faire disparaitre mon corps, tu le passeras dans la broyeuse. Ce jour là quelle belle production de  saucisses et saucissons.

    S- Je suis sérieuse Maxime, je ne te le dirais pas deux fois : N'approche jamais de mon fils. Jamais.

    M - Moi aussi cela me fait très plaisir de t'avoir revue. Tu as toujours été quelqu'un de très important pour moi.

    S - Pauvre sotte.


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